{"id":188,"date":"2007-04-20T00:48:40","date_gmt":"2007-04-20T05:48:40","guid":{"rendered":"http:\/\/www.fabricegrinda.com\/?p=188"},"modified":"2023-08-16T11:33:05","modified_gmt":"2023-08-16T11:33:05","slug":"the-tribulations-of-a-child-of-the-internet","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/grinda.org\/hi\/the-tribulations-of-a-child-of-the-internet\/","title":{"rendered":"The Tribulations of a Child of the Internet"},"content":{"rendered":"<p>My computer recently crashed and as I was restoring my files, I came across an article I wrote for Les Echos, a French financial paper similar to the Financial Times, in March 2001. I felt compelled to reproduce it now as the tone clearly captures the aspirations, ethos and dreams many of us had during the bubble and the lessons we learned or chose not to learn as we continue to dream about changing the world.<\/p>\n<p>Apologies for the article being in French.<\/p>\n<p>\u00a9 Les Echos n\u00b0 18360 du 12\/03\/2001 p. 123<\/p>\n<p>LE POINT DE VUE DE<br \/>\nFabrice Grinda, fondateur d&#8217;Aucland<\/p>\n<p><strong>Les tribulations d&#8217;un enfant de l&#8217;Internet <\/strong><\/p>\n<p>Il arrive de passer sa vie sans jamais \u00eatre au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes comp\u00e9tences pour \u00eatre en mesure de profiter d&#8217;une opportunit\u00e9 extraordinaire qui se pr\u00e9sente \u00e0 nous. Une partie de ma g\u00e9n\u00e9ration, la g\u00e9n\u00e9ration Y (pour Yahoo!), repr\u00e9sent\u00e9e par les personnes \u00e2g\u00e9es de 20 \u00e0 35 ans, vient d&#8217;avoir cette opportunit\u00e9.<\/p>\n<p>Nous sommes les enfants de l&#8217;informatique. Nous avons donc \u00e9t\u00e9 les mieux plac\u00e9s pour cr\u00e9er ou participer \u00e0 la r\u00e9volution Internet. Nous \u00e9tions suffisamment jeunes pour prendre le risque de devenir entrepreneurs, et suffisamment \u00e2g\u00e9s pour en avoir les moyens. Nous avons b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;un acc\u00e8s au capital sans pr\u00e9c\u00e9dent dans l&#8217;histoire r\u00e9cente des march\u00e9s financiers. La bulle sp\u00e9culative que nous avons connue est une r\u00e9miniscence des bulles sp\u00e9culatives sur les tulipes en Hollande au XVIIe si\u00e8cle ou de celles qui ont suivi l&#8217;introduction du t\u00e9l\u00e9graphe et de la radio aux Etats-Unis aux XIXe et XXe si\u00e8cles. En explosant, ces bulles ont d\u00e9truit de la valeur pour leurs financiers mais ont cr\u00e9\u00e9 des nouveaux pans entiers de l&#8217;\u00e9conomie. Leur exc\u00e8s et leur raret\u00e9 marquent les esprits. La bulle sp\u00e9culative que nous venons de conna\u00eetre n&#8217;est pas pr\u00eate de se r\u00e9p\u00e9ter, du moins sur des m\u00e9tiers que nous ma\u00eetrisons (quelqu&#8217;un conna\u00eet-il une formation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e en biotechnologie ?).<\/p>\n<p>Nous nous sommes donc lanc\u00e9s dans Internet par opportunisme, par go\u00fbt d&#8217;entreprendre, et par volont\u00e9 de cr\u00e9er ou de participer \u00e0 une r\u00e9volution industrielle. Quelques-uns d&#8217;entre nous ont eu la chance de s&#8217;enrichir mat\u00e9riellement. La plupart se sont uniquement enrichis intellectuellement. Malgr\u00e9 les exc\u00e8s d\u00e9cri\u00e9s de l&#8217;opportunisme, nous aurions \u00e9t\u00e9 stupides de ne pas profiter de cette r\u00e9volution pour tenter de nous enrichir. Plus jamais l&#8217;opportunit\u00e9 de gagner autant d&#8217;argent aussi vite ne se pr\u00e9sentera \u00e0 nous.<\/p>\n<p>Mon exp\u00e9rience personnelle est symptomatique. Pris dans l&#8217;euphorie du moment et dans mes r\u00eaves de conqu\u00eate de l&#8217;Europe, j&#8217;ai malheureusement manqu\u00e9 de bon sens. J&#8217;ai choisi de cr\u00e9er ma soci\u00e9t\u00e9 Internet pour plusieurs raisons. Apr\u00e8s deux ans chez McKinsey o\u00f9 j&#8217;avais \u00e9norm\u00e9ment appris, j&#8217;\u00e9tais s\u00fbr de ne pas avoir pour vocation d&#8217;\u00e9crire la pr\u00e9sentation Powerpoint parfaite. Ayant \u00e9t\u00e9 entrepreneur parall\u00e8lement \u00e0 mes \u00e9tudes, l&#8217;ind\u00e9pendance et la gratification d&#8217;avoir un impact sur le devenir de l&#8217;entreprise, de la voir grandir et d&#8217;influencer son destin me manquaient. Certains de mes amis avaient d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi sur Internet aux Etats Unis, et j&#8217;avais l&#8217;impression de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;une opportunit\u00e9 unique. Finalement, \u00e0 vingt-trois ans, j&#8217;ai consid\u00e9r\u00e9 que je n&#8217;avais rien \u00e0 perdre. Au pire, j&#8217;allais apprendre quelque chose. Si je ne prenais pas le risque de devenir entrepreneur aujourd&#8217;hui, je ne le deviendrais peut-\u00eatre jamais. Je ne voulais pas attendre d&#8217;\u00eatre mari\u00e9 avec des enfants pour dire un jour \u00e0 ma femme : \u00ab <em>Aujourd&#8217;hui j&#8217;ai quitt\u00e9 mon emploi, vendu l&#8217;appartement, et pendant les trois prochaines ann\u00e9es je vais travailler 80 heures par semaine pour une soci\u00e9t\u00e9 qui a 95 % de chances de faire faillite.<\/em> \u00bb<\/p>\n<p>J&#8217;ai donc quitt\u00e9 McKinsey pour cr\u00e9er Aucland en juillet 1998. J&#8217;ai commis plusieurs erreurs. Nous avons lanc\u00e9 le site en avril 1999, apr\u00e8s nos concurrents. La premi\u00e8re erreur a \u00e9t\u00e9 de croire que nous devions d\u00e9velopper notre propre logiciel, techniquement sup\u00e9rieur \u00e0 ceux de nos concurrents, pour ma\u00eetriser notre mont\u00e9e en puissance et d\u00e9montrer aux capital-risqueurs notre capacit\u00e9 \u00e0 ex\u00e9cuter un projet. Nous aurions d\u00fb acheter un logiciel pour nous lancer rapidement, et d\u00e9velopper notre logiciel en parall\u00e8le. Malgr\u00e9 cela, nous nous sommes \u00e9tablis rapidement comme un des acteurs principaux du march\u00e9 fran\u00e7ais car nous \u00e9tions mieux structur\u00e9s et avions pens\u00e9 plus grand que la plupart de nos concurrents.<\/p>\n<p>C&#8217;est en juin 1999 que j&#8217;ai commis ma plus grosse erreur. Quatre mois apr\u00e8s notre lancement, onze mois apr\u00e8s la cr\u00e9ation de la soci\u00e9t\u00e9, s&#8217;est pr\u00e9sent\u00e9 l&#8217;opportunit\u00e9 de la vendre pour pr\u00e8s de 100 millions de francs. Je d\u00e9tenais 75 % de la soci\u00e9t\u00e9 qui avait 20 employ\u00e9s, 20.000 clients et pas de chiffre d&#8217;affaires. J&#8217;ai refus\u00e9 parce que je pensais que l&#8217;acqu\u00e9reur ne nous donnerait pas les moyens de gagner face \u00e0 QXL et iBazar, qui avaient lev\u00e9 des sommes consid\u00e9rables. Si j&#8217;avais eu un tant soit peu de bon sens, je n&#8217;aurais jamais refus\u00e9 ce genre de proposition pour quatre ans de travail (j&#8217;aurais eu une obligation de trois ans de travail chez l&#8217;acqu\u00e9reur). Nos concurrents \u00e9taient bien arm\u00e9s, ce qui rendait risqu\u00e9e l&#8217;opportunit\u00e9 de continuer tout seul sur un march\u00e9 qui est par nature monopolistique. Par orgueil et m\u00e9galomanie, j&#8217;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 prendre le risque de partir \u00e0 la conqu\u00eate de l&#8217;Europe plut\u00f4t que de prendre en consid\u00e9ration le caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re des conditions dans lesquelles je me trouvais&#8230;<\/p>\n<p>Depuis, j&#8217;ai \u00e9norm\u00e9ment appris. J&#8217;esp\u00e8re, bien s\u00fbr, \u00eatre un jour de nouveau dans une situation similaire pour ne pas faire les m\u00eames erreurs. Au moins, cette bulle sp\u00e9culative a cr\u00e9\u00e9 une g\u00e9n\u00e9ration d&#8217;entrepreneurs en Europe. Ayant go\u00fbt\u00e9 aux joies de l&#8217;entreprenariat, certains d&#8217;entre nous n&#8217;en reviendront pas. Nous sommes inemployables, incapables de travailler dans des soci\u00e9t\u00e9s bureaucratiques avec de nombreux jeux politiques. Nous serons les pr\u00e9curseurs des changements et nous cr\u00e9erons la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9conomique de demain. Cela nous prendra juste plus de temps et sera moins lucratif que pr\u00e9vu. Ce n&#8217;est pas tr\u00e8s grave, ayant gard\u00e9 une pointe de m\u00e9galomanie, nous pouvons encore r\u00eaver de changer le monde !<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>My computer recently crashed and as I was restoring my files, I came across an article I wrote for Les Echos, a French financial paper similar to the Financial Times, &hellip; <a href=\"\" class=\"more-link\">Continue reading<span class=\"screen-reader-text\"> &#8220;&#8221;<\/span><\/a><\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":20872,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"_acf_changed":false,"inline_featured_image":false,"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-188","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-personal-musings"],"acf":[],"contentUpdated":"The Tribulations of a Child of the Internet. Categories - Personal Musings. 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Une partie de ma g\u00e9n\u00e9ration, la g\u00e9n\u00e9ration Y (pour Yahoo!), repr\u00e9sent\u00e9e par les personnes \u00e2g\u00e9es de 20 \u00e0 35 ans, vient d&#8217;avoir cette opportunit\u00e9.\n Nous sommes les enfants de l&#8217;informatique. Nous avons donc \u00e9t\u00e9 les mieux plac\u00e9s pour cr\u00e9er ou participer \u00e0 la r\u00e9volution Internet. Nous \u00e9tions suffisamment jeunes pour prendre le risque de devenir entrepreneurs, et suffisamment \u00e2g\u00e9s pour en avoir les moyens. Nous avons b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d&#8217;un acc\u00e8s au capital sans pr\u00e9c\u00e9dent dans l&#8217;histoire r\u00e9cente des march\u00e9s financiers. La bulle sp\u00e9culative que nous avons connue est une r\u00e9miniscence des bulles sp\u00e9culatives sur les tulipes en Hollande au XVIIe si\u00e8cle ou de celles qui ont suivi l&#8217;introduction du t\u00e9l\u00e9graphe et de la radio aux Etats-Unis aux XIXe et XXe si\u00e8cles. En explosant, ces bulles ont d\u00e9truit de la valeur pour leurs financiers mais ont cr\u00e9\u00e9 des nouveaux pans entiers de l&#8217;\u00e9conomie. Leur exc\u00e8s et leur raret\u00e9 marquent les esprits. La bulle sp\u00e9culative que nous venons de conna\u00eetre n&#8217;est pas pr\u00eate de se r\u00e9p\u00e9ter, du moins sur des m\u00e9tiers que nous ma\u00eetrisons (quelqu&#8217;un conna\u00eet-il une formation acc\u00e9l\u00e9r\u00e9e en biotechnologie ?).\n Nous nous sommes donc lanc\u00e9s dans Internet par opportunisme, par go\u00fbt d&#8217;entreprendre, et par volont\u00e9 de cr\u00e9er ou de participer \u00e0 une r\u00e9volution industrielle. Quelques-uns d&#8217;entre nous ont eu la chance de s&#8217;enrichir mat\u00e9riellement. La plupart se sont uniquement enrichis intellectuellement. Malgr\u00e9 les exc\u00e8s d\u00e9cri\u00e9s de l&#8217;opportunisme, nous aurions \u00e9t\u00e9 stupides de ne pas profiter de cette r\u00e9volution pour tenter de nous enrichir. Plus jamais l&#8217;opportunit\u00e9 de gagner autant d&#8217;argent aussi vite ne se pr\u00e9sentera \u00e0 nous.\n Mon exp\u00e9rience personnelle est symptomatique. Pris dans l&#8217;euphorie du moment et dans mes r\u00eaves de conqu\u00eate de l&#8217;Europe, j&#8217;ai malheureusement manqu\u00e9 de bon sens. J&#8217;ai choisi de cr\u00e9er ma soci\u00e9t\u00e9 Internet pour plusieurs raisons. Apr\u00e8s deux ans chez McKinsey o\u00f9 j&#8217;avais \u00e9norm\u00e9ment appris, j&#8217;\u00e9tais s\u00fbr de ne pas avoir pour vocation d&#8217;\u00e9crire la pr\u00e9sentation Powerpoint parfaite. Ayant \u00e9t\u00e9 entrepreneur parall\u00e8lement \u00e0 mes \u00e9tudes, l&#8217;ind\u00e9pendance et la gratification d&#8217;avoir un impact sur le devenir de l&#8217;entreprise, de la voir grandir et d&#8217;influencer son destin me manquaient. Certains de mes amis avaient d\u00e9j\u00e0 r\u00e9ussi sur Internet aux Etats Unis, et j&#8217;avais l&#8217;impression de passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d&#8217;une opportunit\u00e9 unique. Finalement, \u00e0 vingt-trois ans, j&#8217;ai consid\u00e9r\u00e9 que je n&#8217;avais rien \u00e0 perdre. Au pire, j&#8217;allais apprendre quelque chose. Si je ne prenais pas le risque de devenir entrepreneur aujourd&#8217;hui, je ne le deviendrais peut-\u00eatre jamais. Je ne voulais pas attendre d&#8217;\u00eatre mari\u00e9 avec des enfants pour dire un jour \u00e0 ma femme : \u00ab Aujourd&#8217;hui j&#8217;ai quitt\u00e9 mon emploi, vendu l&#8217;appartement, et pendant les trois prochaines ann\u00e9es je vais travailler 80 heures par semaine pour une soci\u00e9t\u00e9 qui a 95 % de chances de faire faillite. \u00bb\n J&#8217;ai donc quitt\u00e9 McKinsey pour cr\u00e9er Aucland en juillet 1998. J&#8217;ai commis plusieurs erreurs. 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Quatre mois apr\u00e8s notre lancement, onze mois apr\u00e8s la cr\u00e9ation de la soci\u00e9t\u00e9, s&#8217;est pr\u00e9sent\u00e9 l&#8217;opportunit\u00e9 de la vendre pour pr\u00e8s de 100 millions de francs. Je d\u00e9tenais 75 % de la soci\u00e9t\u00e9 qui avait 20 employ\u00e9s, 20.000 clients et pas de chiffre d&#8217;affaires. J&#8217;ai refus\u00e9 parce que je pensais que l&#8217;acqu\u00e9reur ne nous donnerait pas les moyens de gagner face \u00e0 QXL et iBazar, qui avaient lev\u00e9 des sommes consid\u00e9rables. Si j&#8217;avais eu un tant soit peu de bon sens, je n&#8217;aurais jamais refus\u00e9 ce genre de proposition pour quatre ans de travail (j&#8217;aurais eu une obligation de trois ans de travail chez l&#8217;acqu\u00e9reur). Nos concurrents \u00e9taient bien arm\u00e9s, ce qui rendait risqu\u00e9e l&#8217;opportunit\u00e9 de continuer tout seul sur un march\u00e9 qui est par nature monopolistique. Par orgueil et m\u00e9galomanie, j&#8217;ai pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 prendre le risque de partir \u00e0 la conqu\u00eate de l&#8217;Europe plut\u00f4t que de prendre en consid\u00e9ration le caract\u00e8re \u00e9ph\u00e9m\u00e8re des conditions dans lesquelles je me trouvais&#8230;\n Depuis, j&#8217;ai \u00e9norm\u00e9ment appris. J&#8217;esp\u00e8re, bien s\u00fbr, \u00eatre un jour de nouveau dans une situation similaire pour ne pas faire les m\u00eames erreurs. Au moins, cette bulle sp\u00e9culative a cr\u00e9\u00e9 une g\u00e9n\u00e9ration d&#8217;entrepreneurs en Europe. Ayant go\u00fbt\u00e9 aux joies de l&#8217;entreprenariat, certains d&#8217;entre nous n&#8217;en reviendront pas. Nous sommes inemployables, incapables de travailler dans des soci\u00e9t\u00e9s bureaucratiques avec de nombreux jeux politiques. Nous serons les pr\u00e9curseurs des changements et nous cr\u00e9erons la soci\u00e9t\u00e9 \u00e9conomique de demain. 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